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GRAPHIE ET CALLIGRAPHIES ARABES

Les différents styles d’écritures calligraphiques arabes se sont développés dès les premiers temps de l’islam, avec la diffusion des livres de tous types dans l’aire géographique de dar al-islam. *

La calligraphie est d’ailleurs très développée dans les arts d’Islam, et prend même parfois une valeur symbolique à caractère religieux.On divise généralement les calligraphies arabes en deux groupes facilement distinguables :

• les écritures coufiques (ou kufiques)**, qui se caractérisent par leur caractère anguleux ;• les écritures cursives (naskhi), beaucoup plus arrondies.Toutefois, cette distinction sur un plan historique est très contestable : les deux systèmes coexistent, avec chacun de nombreuses variantes.

Thuluth

L’écriture coufique, se développe au IXe siècle. Plus évoluée, plus soignée et plus calibrée, elle se distingue par une ligne horizontale très marquée, un rythme et une aération du texte visibles. Les voyelles sont parfois notées, sous forme de points rouges, et les consonnes, auparavant mal différenciées, sont parfois agrémentées de tirets pour rendre les textes plus lisibles. On connaît notamment cette écriture grâce à la découverte d’un corpus de Coran à la Grande Mosquée de Kairouan, en Tunisie, mais elle apparaît aussi sur des monnaies.

Maghribi

Dans les textes, six styles d’écriture sont en général distingués, mais sans que des exemples en soit montrés. La difficulté est donc de différencier ces styles et de leur donner le bon nom.

1. Le naskh, ou naskhi, est une écriture cursive simple, utilisée dans les correspondances avant que les calligraphes s’en emparent et l’utilisent dans les Corans. elle est à la fois fine et souple, sans accent particulier, et se caractérise par une grande lisibilité.

Muhaqqaq

2. Le thuluth est une écriture plus monumentale, énergique, aux hampes étirées. Elle est surtout employée par les mamelouks, aux XIVe et XVe siècles.

3. Le tawqi’ apparait déjà sous le règne des califes abbassides, qui s’en servent pour signer des actes officiels. Avec ses hampes étirées et ses larges courbes sous la ligne principale, elle est restée une écriture de chancellerie peu usitée.

4. Le riqāʾ, qu’il ne faut pas confondre avec la riq’ah, est une version miniature du tawqi’, également très peu utilisé.

5. Le muhaqqaq est une écriture ample, alerte. Les terminaisons des lettres sont allongées et leurs courbes applaties soulignent le texte.

6. Le rayhani est une version miniature du muhaqqaq. Pour les embellissements. Les lettres peuvent être feuillues ou fleuries, c’est-à-dire ornées d’un motif de feuilles ou de fleurs. En outre la feuille d’or peut être employée pour mettre en relief certains passages. Comme décrit la section calligrammes, les lettres arabes se prêtent à des embellissements même plus poussés.Il faut compter aussi des variantes perses, maghrébines, indiennes et ottomanes.

Mais les six calligraphies canoniques ne sont pas les seules utilisées. Certaines, comme le ghûbar, sont réservées à des usages spécifiques. Cette écriture minuscule, dont le nom vient du mot arabe « poussière » servait à copier des corans miniatures. D’autres écritures sont caractéristiques d’une région, comme le maghribi de l’ouest du monde arabe, toujours utilisée par le gouvernement marocain, ou le nastaliq perse. Cette dernière, dont le nom signifie « pendant », « accroché », apparaît à partir de 1370 et n’est utilisée que dans le monde iranien. Elle est la contraction du naskh et du taliq‘, une écriture de chancellerie dont on ne connaît que très peu d’exemples datables des Xe, XIe et XIIe siècles, et se caractérise par sa finesse, son caractère un peu suspendu et des contrastes forts de pleins et de déliés. Assez peu employée pour les Corans, elle sert plutôt à transcrire de la poésie et des actes administratifs.

Sources : Wikipedia

Texte revu par Dilap

Avec nos remerciements

* Dar al Islâm, (la maison de l’Islam) ,ainsi appelait-on les territoires de l’empire arabo-musulman

* * du nom de la ville de Kufa en Irak