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Littérature arabe amoureuse (2)

NUITS DE NOCES ou comment humer le doux breuvage de la magie licite.

Par ‘Abd al-Rahmane al-Souyouti الشيخ عبد الرحمان السيوطي

Ou comment hume Ou comment humer le doux breuvage de la magie licite.

·  Au mathématicien succéda l’ “astronome”, 17ème orateur de la série.

·  Il s’exprima en ces termes :

·  Lorsque eut lieu la rencontre et que se révéla excellent le confluent, se développèrent devant mes yeux un mou et un arrière semblables à un tas de sables amoncelés , sans souillure, puis un kouss pourvu d’une terrasse plate qui pouvait passer pour le globe lunaire, avec, des lèvres comme une circonférence ou plutôt comme deux arcs, sous-tendus par une même corde.

·  Ceci est le pilier de cette sphère. Son travail consistera dans la transformation de ce cercle en carré. Commence à l’introduire dans mon huis et joins sa ligne droite avec la line courbe de ma lèvre.

·  Je provoquai l’éclipse du bout de la queue et le conduisis à son piédestal comme un sabre qui fonce , puis je déclarai :

·  Il n’y a pas de honte à être conjoint par lui. Voilà comment a lieu l’éclipse du bout , à l’extrémité d’un astre.

·  Je le fichai au centre de la circonférence et lui fis parcourir la couronne de la sphère auxilliaire. Je me délectait dans cette circonférence largement ouverte et dans les lignes incurvées de ses lèvres joyeuses . Tout cela pendant que la sphère mouvante sur la terrasse plate était secouée de tremblements et que les côtés du cube révélaient leurs dimensions après un calcul approfondi.

·  Les flemmes ardentes à l’intérieur de la sphère brûlaient, tant le trouble était intense. Pou moi, j’observai le mouvement de la lune, le changement de face, l’éclipse de ses paupières minaudières , le rythme de ses soupirs s’exhalant d’entre ses côtes solides, afin de tirer l’eau de son puits.

·  Ces phénomènes durèrent jusqu’à ce que vînt la goutte piquante pour humecter le diamètre et le centre du cercle , de telle sorte que son kouss ne voyait plus le lieu qu’il circonscrivait et que mes flots à moi tombaient sur lui en averses.

Traduction : René Khawam

Albin Michel, 1972.

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