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Le mouvement féministe arabe au Maghreb

Première partie

الحركة الأنثوية في بلدان المغرب

Le féminisme musulman, également appelé féminisme islamique, est un mou souvent proche de ce que l’on pourrait appeler ‘islam libéral », qui revendique un féminisme interne  et vise à une modification des rapports entre femmes et hommes en étant plus souple enves les femes et en le octroyant plus de droits que ne l’admet la charia appliquée au sens strict.

Il est comparable, en ce sens, à d’autres mouvements théologique au sein du féminisme chrétien  ou du féminisme judaïque , en ce qu’il se fonde sur une étude des textes sacrés pour tenter d’affirmer l’égalité des genres.

Le féminisme islamique tente de créer un espace entre deux positions critiques, contradictoires en un sens mais complémentaires en un autre, en ce qu’elles oblitèrent la possibilité même d’un tel féminisme : d’un côté, celle des fondamentalistes qui affirment que le féminisme est une invention occidentale, produit d’un monde athée condamnable à plus d‘un titre et abhorré, et de l’autre une position féministe ou/et occidentale qui soutient le caractère prétendument incompatible de l’islam et du féminisme, opinion souvent accompagnée d’une dénégation de l’existence de mouvements féministes spécifiques aux pays musulmans.

Le féminisme islamique est présent dans de nombreux pays, des USA  à l’Afrique du Sud, de  l’Europe à l’Asie en passant par les pays du Maghreb et du Machrek. Il se mobilise essentiellement contre le patriarcat, le tutorat obligatoire (grand frère ou ou toute personne masculine ayant lien de parenté et/ou d’autorité.

Lalla N’Soumer

L’histoire du féminisme en général,  commence dans la seconde partie du 19ème siècle , lorsque le mot féminisme  apparaît sous la plume d’Alexandre Dumas Fils. Cependant, dès la fin du Moyen-Âge, des auteurs critiquaient la place accordée aux femmes dans la société. Le discours féministe, à partir de ce moment, met plusieurs siècles pour s’élaborer et s’afficher comme un mouvement revendiquant, dans un premier temps, l’égalité civique et civile des femmes et des hommes puis une libération des femmes du carcan patriarcal tel qu’il est ressenti par les militantes.

À partir donc de cette apparition structurée du féminisme, son histoire est le plus souvent divisée en trois périodes pendant lesquelles certaines revendications sont plus mises en avant. Ainsi la première vague se réfère au xixe et au début du 20 ème siècle  quand les principales revendications se rapportent au droit de vote ,aux conditions de travail et au droit à l’éducation pour les filles et  pour les femmes. La deuxième vague (1960-1980) dénonce l’inégalité des lois , mais aussi les inégalités culturelles et remet en question le rôle des femmes dans la société .

Ce fut la période de la revendication des pleins droits, de la liberté de disposer de son corps, de la séxualité libre et consentie ; le droit à l’avortement et autres avancées significatives.

Si ce découpage prédomine dans la critique occidentale – encore que nombre de féministes en France jugent que la troisième vague est propre au mouvement américain – il ne peut être plaqué sur l’histoire du féminisme des autres parties du monde. La littérature sur le sujet tend à délaisser les autres cultures et civilisations alors que des mouvements de défense de droits des femmes apparaissent dès le début du  20 èe siècle  sur les autres continents, d’ailleurs souvent inspirés par les idées occidentales. En fonction de la période, des cultures ou du pays, les féministes, à travers le monde, ont défendu des causes et affiché des objectifs différents. La qualification de féministes pour ces mouvements est sujette à controverse. En effet la plupart des historiens du féminisme, en Occident , s’accordent pour dire que tous les mouvements dits « féministes » méritent étude à part, au cas par cas et pays par pays.

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Le sujet, concernant le monde Arabe étant vaste et encore peu explorée ou d’une manière éparse, fragmentée, nous nous limiterons d’abord à la zone géographique appelée Grand Maghreb. En mettant l’accent surtout les périodes post-indépendance et leurs impacts sur les mouvements sociaux qui agitent actuellement cette partie du monde Arabe et laissera très probablement des traces, des transformations irreversibles dans le vivre-ensemble femmes-hommes. Notamment concernant les sujets centraux que sont le Code de la Famille, les règles qui régissent l’héritage et bien d’autres sujets de la plus haute importance .

LE CAS DE L’ALGERIE

Pendant la guerre d’indépendance nationale, de nombreuses femmes ont rejoint la cause indépendantiste de 1954 à 1962. Engage auprès du FLN ou encore de l’ALN, elles ont toutes contribué à leur façon à l’indépendance de l’Algérie. Certaines se contentaient de venir en aide aux moudjahidines  en nettoyant leurs vêtements ou en leur préparant des vivres, d’autres étaient infirmières, couturières ou encore propagandistes. Certaines furent poseuses de bombes ou prirent le maquis afin de prendre les armes auprès des Fedaiyyîn. Bien qu’il ait été crucial pour l’indépendance de l’Algérie, le rôle de ces femmes est peu connu à travers le monde et même au sein de la population algérienne.

L’indépendance leur fut confisquée comme ce fut le cas pour l’ensemble du peuple algérien , à part une minorité d’arrivistes-opprtunistes qui surent s’emparer du pouvoir pour ne jamais le lâcher jusqu’à nos jours.

Femmes: rentrez chez vous !

Aux femmes, on a dit formulé les politesses d’usages avant de les renvoyer dans leurs cuisines avec pour mission d’élever de bon citoyens fidèles à l’ »Esprit de la Révolution de Novembre » !!!

La guerre d’indépendance nationale a donné lieu à des actes de bravoure et de courage de la part de femmes qui sont devenues des héroïnes à l’échelle de la planète et ont contribué fortement à ébranler les tenants de l’Algérie Française à tout prix, à commencer par De Gaule lui-même.

Qui n’a entendu parler de Djamila Bouhired, Zohra Drif, Lucie Aubrac, Jacqueline Guerroudj et tant d’autres …

Toutefois, sur le plan du leader-sheap intellectuel, ile ne semblerait pas que l’une d’elle ait eu un ascendant quelconque sur les autres. Tour laisse à croire même que ces grandes dames ot plutôt vécu, milité, combattu en quelque sorte à l’ombre de leurs époux à commencer par Messali Hadj lui-même et le rôle fondamental qu’a joué auprès de lui son épouse.

Il restera ensuite à suivre ce que ces femmes ont laissé sue la plan « doctrinale » en termes d’interventions, de traces écrites que ce soit en arabe ou en français .

A suivre….


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