LA REPRESENTATION ICONOGRAPHIQUE DANS LA CULTURE ARABO-MUSULMANE

Première partie

Nous abordons là un sujet très complexe, générateur de controverses jusque de nos jours. Nous essayerons d’apporter notre contribution à cette question délicate sans prétendre détenir la vérité.

                                                                                                                                                                                                       Les déesses Allât, Uzza et Manât

Texte Wikipedia 

La représentation figurée dans les arts de l’Islam, c’est-à-dire, la production d’images figuratives d’êtres vivants (animaux et humains), fait l’objet de débats complexes dans la civilisation islamique, à l’intersection de facteurs artistiques, religieux, sociaux, politiques et philosophiques. Produits dans le monde islamique entre l’hégire (622) et le XIXe siècle1, les arts de l’Islam sont le résultat d’une culture influencée par la religion musulmane. Or, en tant que religion du Livre, l’islam s’inscrit dans la continuité de la tradition de l’aniconisme. Pourtant, si les représentations animales et humaines sont, à quelques exceptions près, toujours absentes des espaces et objets religieux musulmans (mosquées, Corans, mobilier religieux), on en trouve un grand nombre dans les objets produits dans le monde islamique. Qu’il s’agisse d’œuvres profanes ou relevant d’une autre religion que l’islam, ces représentations figurées existent depuis les origines de la civilisation islamique. Elles sont d’une grande variété : animaux, personnages de cour, scènes de genre, personnages religieux ,etc. Le Dieu musulman, par contre, n’est jamais représenté sous une forme figurée. Les conceptions musulmanes ont toutefois pu orienter les développements des arts de l’Islam, donnant la première place à la calligraphie, limitant les sculptures en trois dimensions, ou favorisant une esthétique de stylisation. Le développement du soufisme, puis l’influence européenne à partir de la période des trois empires ont au contraire favorisé des représentations plus réalistes : apparition du portrait, du modelé, de la perspective. La question de la licéïté de la représentation figurée dans les arts de l’Islam est centrale dans l’historiographie des arts de l’Islam. Elle a été abordée dès les origines de la discipline. ———————————————————————————

 
 
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